Les Grandes Techniques
de l'utilisation de la couleur
Je
travaille de façon presque naturelle avec tous les
types de pigments (couleurs en poudre), végétaux,
minéraux, et même synthétiques. Ces
derniers, prépondérants aujourd'hui, étaient
encore peu connus en Inde J'ai appris à m'en servir
à St Martin's School, à Londres, en 1967.
C'est en jouant sur la quantité de pigment et la
quantité de liant ou d'eau que j'obtiens le volume,
l'ombre et la lumière que je désire.
Rappelons d'ailleurs ici quelques principes sur la spécifité
des grandes techniques pratiquées : la peinture,
l'aquarelle, le dessin
Pour la peinture, j'utilise de la toile (mais aussi du papier
marouflé sur toile) que je peux utiliser brute sans
préparation, ou préparée avec un fond
appliqué sur toute la surface, voire quelquefois
seulement sur des partiesdu support.
Pour le dessin, j'utilise surtout des crayons, des pastels,
de l'encre de Chine et une plume, ou du fusain sur un support
qui est en général du papier.
Pour l'aquarelle ou les techniques similaires comme la gouache
ou les encres, je travaille toujours sur papier, mais l'eau
intervient : les couleurs y sont fortement délayées
jusq
u'à
devenir transparentes. Le choix du papier compte évidemment
beaucoup selon qu'il absorbe plus ou moinsl' eau et les
couleurs, car il en existe beaucoup de sortes, papier fait
à la main, papier artisanal ou papier industriel.
Dans la peinture les choses sont un peu plus compliquées.
- La plus ancienne technique est la détrempe pratiquée
jusqu'à la Renaissance, qui consiste à délayer
la couleur dans l'eau additionnée d'un agglutinant,
par exemple de la gomme, de la colle ou un uf.
- La peinture acrylique, d'utilisation récente, est
une émulsion obtenue elle aussi par dispersion dans
l'eau de pigments broyés.
- La peinture à l'huile enfin, que j'utilise souvent
et qui a détrôné la détrempe
avant d'être concurrencée par la peinture acrylique,
mélange la matière colorante à une
huile (lin, oeillette ou noix), sans recourir à l'eau.